Ceci m'est arrivé avec toutes : Yuna, ou sa soeur Yukyoung, ou Yuri, ou Yeri, ou Mira, ou Hyejin, ou Soyeon, et d'autres... toutes entre vingt et trente ans. Où ?
A la maison, après qu'on vient de préparer ensemble un bibimpap, ou mettre le couvert autour d'un gratin dauphinois juste sorti du four, avec une salade, ou devant un bulgogi, les bols de riz et quelques hors-d'oeuvre, ça arrive aussi au restaurant quand le serveur nous a attribué une table.
Tout est prêt, c'est chaud, ça n'attend pas, il n'y a plus qu'à s'installer à table et à manger.
Mais nous restons tous les deux debout, plantés face au festin... attendant on ne sait quoi ?
En fait c'est simple :
Impensable pour une Coréenne de s'asseoir avant le respectable grand-père que je suis, confucianisme oblige.
Parfaitement goujat pour un homme de s'asseoir avant ou devant une dame, galanterie française oblige.
J'ai assez vite compris et expliqué comment les politesses respectives sont inversées. La solution que je préconise c'est de s'en tenir aux pratiques du pays où on se trouve, même si ça heurte un peu les habitudes personnelles.
Ces particularismes qui ont pour moi fait le charme du bien-vivre ici et là-bas sont en train de s'estomper. Je déplore que la jeunesse coréenne copie désormais une certaine déliquescence occidentale : dans les métros coréens les places réservées aux handicapés, aux femmes enceintes et autres personnes âgées sont repérées depuis le quai et prises d'assaut...
Le confucianisme, malgré ses excès, avait du bon.
23 juin 2015
Confucianisme en Occident
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Bernard
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14 mai 2015
Le paranoïaque...
... du Nord a encore frappé. Son Ministre de la Défense avait eu la faiblesse de s'assoupir pendant une cérémonie officielle. Ce crime de lèse-paranoïa devait être puni. Il l'a fait détruire au canon anti-aérien, histoire de montrer au monde entier que Hitler n'était qu'un gamin en comparaison.
Au Sud on semble faire comme si de rien n'était : consommation effrénée... K-Pop... expansionnisme économique et culturel... compétition Samsung/Apple... on se cache là-derrière pour ne pas se laisser impressionner par le risque.
Croyez-vous les Chinois et les Américains capables de contenir encore longtemps le malade derrière les barreaux de sa cellule ?
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24 septembre 2014
Mariages en vue
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23 mars 2014
Bouddhisme en Corée. Religion sans dieu ?
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21 août 2013
YURI, YERI
Yuri se rappelle à mon souvenir. Bien sûr que je me souviens !
Yuri m'écrit son projet de venir en France à l'été 2014, et de passer ainsi quelques jours ici. Avec son "fiancé". D'accord.
Elle précipite sa visite, elle vient d'acheter un vol sur Korean Air et me dit arriver dans quelques jours à Paris, elle a aussi son billet TGV pour Dijon. Elle veut me rencontrer.
Ceci me touche beaucoup, et me conforte dans ce rôle que mon entourage m'attribue... qui renoue avec celui de 신부님 forever que je lui ai dit avoir été. A mon sens rien d'incompatible avec le plaisir d'une présence féminine épisodique et aimante, à même de rééquilibrer ma vie. Se faire la bise ne la surprend plus.
Ici, la seule photo d'elle qu'elle m'a autorisé à afficher :
Les deux sœurs se sont rejointes à Paris. Elles rentrent maintenant à Séoul. Leurs parents m'y ont invité.
Promis, j'irai les revoir au printemps prochain... tout comme Young-In et Young-Joo, Mira et Yura et leurs parents et grands-parents.
Yeri aussi était de cette BBQ-Party à Goniang.
Il y avait aussi la petite dernière Hyeri, un an, que j'avais revue quelques années plus tard entre papa et maman au restaurant de la maman de Yuna.
C'était donc Yeri qui s'était annoncée la première à Velars.
Elle débarque directement de Séoul, le 12 juillet. Le retard de son avion à Roissy lui fait rater sa correspondance TGV directe. Douée, et chanceuse - la SNCF ayant multiplié les rames de vacanciers à la Gare de Lyon - elle parvient à Dijon où je la cueille avec seulement une heure de retard.
C'est son premier voyage en Europe, presque six semaines.
Tout est organisé : ses billets de train, ses hébergements, de Londres à Milan, en passant par l'Allemagne, l'Autriche, la Hongrie, la Suisse. Et le bouquet final à Paris.
Capables de tout ça à vingt ans ! Ils sont trop forts, ces Coréens !
Je suis flatté qu'elle ait choisi de commencer par quelques journées bourguignonnes.
Deux conseils que je lui donne : attention aux pickpockets partout en Europe, et éviter les tenues par trop affriolantes. Celles-ci passent à Myeong-dong, ça va sur nos plages, ça lui attirerait des ennuis ailleurs.
Sa présence guillerette est un plaisir. A la maison, à la cuisine, à la forêt, à l'ipad, au restaurant, à vélo, en balade, en touriste... sauf qu'habillée si léger elle prend froid sur la pelouse du Lac Kir en attendant le feu d'artifice du 14 juillet !
L'anecdote indélébile c'est Ronchamp. Ses études artistiques lui commandent une visite là-bas.
Elle préfère dessiner plutôt que de se mêler à la visite guidée entre francophones. Je lui ménage cependant un quart d'heure en tête à tête en anglais avec le jeune guide français... si gentil... si beau... si attentif... si charmant...
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19 février 2013
설날
Seollal en son pays, ceci me manquait.
Et aussi d'expérimenter l'hiver coréen. Pour ça j'ai été servi : débarqué à Incheon le jour le plus froid de l'hiver - depuis longtemps, disent-ils - soit le 7 février 2013. La mer entre l'aéroport (latitude de la Sicile) et le continent était gelée !
A Busan ça allait un peu mieux, le thermomètre affichait -10°C.
Quelques flashes que je vous fais partager :
- Merci d'abord à Benoît, à son épouse toujours aussi attentionnée, à la famille des beaux-parents qui m'offrent chez eux un avant-goût de Seollal autour de poissons crus... et des chocolats du Duty Free de Roissy. Un prochain voyage à Velars - et plus - de tout ce monde commence à s'envisager sérieusement... même si la famille pourrait bien s'agrandir. En tout cas ça dirait aussi comme vont bien les affaires de Benoît, désormais créateur-associé de hakwon.
Benoît m'explique aussi comment sa double nationalité sera bientôt acquise, faveur faite aux adoptés revenus au Pays du Matin Cool.
La télé (KBS ou d'autres chaînes) diffuse en boucle les trois uniques sujets suivants :
- le froid : images de tuyauteries gelées, de compteurs d'eau éclatés... mais aussi quelques panoramas étincelants,
- les bouchons de Seollal sur les autoroutes ; ça coince encore plus que chez nous parce que chacun se fait un devoir de partir, chacun se trouve une parentèle à l'autre bout du pays chez qui s'évader... dans des bagnoles de plus en plus énormes,
- la pression va-t-en guerre contre le dingo du Nord et ses joujoux nucléaires. Mais les Sud-Coréens y semblent indifférents... tant que la Chine appuie de tout son poids économique et politique sur le couvercle !
- Le Seollal de la famille WON se passait à Mokdo, hameau de Hadong (GN), tout comme les Chuseok auxquels j'avais déjà participé : même matériel rituel, abondance de mets préparés depuis plusieurs jours par les deux belles-filles des grands-parents WON, à base de poissons et autres fruits de mer, gâteaux de riz... tokguk et autres potages... les bols de riz avec les baguettes posées dessus en travers comme il est de rigueur pour inciter les mânes des ancêtres à prendre part au festin du premier matin de la Nouvelle Année.
Yukyoung était là, mais restait en retrait. Je lui ai demandé pourquoi. Elle m'a répondu franchement ce que je pressentais : "C'est du chamanisme ; ma nouvelle qualité de chrétienne m'oblige à rester à l'écart". J'ai approuvé. Elle sera baptisée dans quelques mois. Dans une Eglise avec - j'espère - les pieds un peu plus sur terre que les Evangéliques auprès de qui sa sœur plane à Londres.
Est venu le "sebae" auquel elle a participé : échange d'enveloppes contenant de l'argent. Avec un certain sourire, car ces billets ne font que tourner.
Un seul hanbok, porté par la récente belle-petite-fille du grand-père WON, dont la rondeur abdominale annonce à tous la survenue imminente de la quatrième génération. Il pourra s'endormir en paix, la pérennité du nom semble assurée... si c'est un héritier mâle !
- L'après-midi et le soir, visite à la sœur cadette de YunaOmma et son mari à Yeoncheon (GB). J'avais accueilli les deux sœurs et Yukyoung en 2005 à Velars et à la forêt. Le lendemain matin, lundi férié, les trois dames vont au sauna, les trois messieurs poussons jusqu'au point le plus oriental de la Corée continentale, voir le soleil levant... et presque Dokdo depuis le Musée du Phare et de l'Aide à la Navigation (fort intéressant).
Au retour, au marché aux poissons de Pohang, HeeJinAppa nous trouve deux magnifiques crabes royaux pour le festin de midi.
- Mardi matin, depuis Hadong, Yukyoung retourne à Busan. L'obligation d'y subir encore longtemps des examens médicaux semble ne pas l'affecter. Cette fois-ci elle n'hésitera pas à manger les chocolats que je lui avais apportés de Paris ! Je reste au Geumseongshikdang, pour un peu de service, un peu de tourisme... et encore me laisser inviter à la table des clients.
Vendredi, à mesure que le bus remonte de Hadong vers Séoul au Nord en contournant Jirisan par l'Ouest, les traces de neige se multiplient, jusqu'à bientôt recouvrir entièrement le paysage.
A Séoul, Myeong-dong est encombré de tas de neige. Pas plus que la bise glaciale ça ne décourage les agasshis-vendeuses-poupées-K-pop de harceler le passant... Combien sont-elles payées pour subir ce martyre avec le sourire ?
En haut d'Insadong je retrouve le restaurant déjà fréquenté l'an dernier pour me réchauffer d'un excellent galbitang. Surprise : le patron me demande si je suis Shimbunim ? Au cours de ces douze jours coréens, ils auront été trois à me poser la même question. Pourquoi ? Parce que solitaire, peut-être, ou parce que je cherche au maximum à converser en coréen, soucieux de respecter leurs marques de politesse ?...
Samedi, retrouvailles avec Cia et Noa, leur père et leur mère. Young-In a été prévenue trop tard du rendez-vous. Elle ne peut s'absenter de son travail. Dommage, je ne la verrai pas à ce voyage. Mais elle est moralement présente quand Young-Joo et Jae-Hyun m'expliquent leur évolution spirituelle. Le séjour à Naesosa ressuscite soudain. Mais - palli-palli - il faut se quitter.
Car Yura, la sœur de Mira m'attend à Myeong-dong. Métro. Et là a lieu une scène mémorable : depuis quelques mois elle apprend le français, elle a son manuel "grand débutant" à la main pour me le prouver ; et assis côte à côte, nous commençons à feuilleter les pages et à entrer dans les dialogues pédagogiques, qu'elle lit en français en me demandant de rectifier, pendant que je déchiffre les consignes en coréen. Stupéfaction des usagers du métro qui font soudain cercle autour de nous : improbable dialogue entre une jeune Coréenne en français et un respectable Français en coréen !
A la descente, ses parents et Mira nous attendent en voiture, pour aller à Yangpyeong (GG) sur le Hangang du Sud, où habitent les grands-parents. Lui est professeur à la retraite, mais reste très professeur... un peu comme moi ! Il veut m'enseigner les merveilles locales, notamment le temple Yongmunsa, avec son ginkgo dont la légende assure qu'il aurait 1500 ans... ça en ferait le plus vieil arbre de Corée, voire du monde ! Pourquoi pas ? Convaincu par notre enthousiasme à la balade malgré la neige et le froid - les sommets du Gangwon-do se rapprochent - il me fait promettre de revenir l'an prochain au printemps, de dormir chez eux ; et nous irons tous les deux gravir la montagne. J'ai accepté, ça me rappellera Albiez, et ça me changera de la compagnie féminine. N'empêche, j'aime bien Yura !
Avant de rentrer sur Séoul, comme dessert du dîner au restaurant, et pour finir en beauté la journée, Mira nous sert la tarte aux pommes de sa fabrication, preuve qu'elle avait bien intégré la leçon de cuisine à Velars... signe aussi que les fours commencent à équiper les cuisines familiales en Corée, tout comme les auto-cuiseurs de riz chez nous !
Dimanche matin, rencontre avec Hee-bae, qui fut de mes élèves il y a deux ans à Dijon avec Mira et Eun-Hye. Le sujet sur la table avec elle, c'est : quel bon âge pour se marier, quand on veut aussi avoir "profité de la vie", avoir eu une carrière professionnelle, échapper au statut de housewife, mais quand même faire un (deux au maximum) gamin(s)... parce que l'on comprend bien cette nécessité sociale ?
Et, de midi jusqu'au soir rencontre à Myeong-dong avec Jean-Michel, son amie Gayeon, Maud, Edouard, Jérémie, et Areum ; tout ce petit monde connu autour de l'Association des Coréens et sympathisants à Dijon. Tous tentant une insertion professionnelle, sociale, familiale, - amoureuse ! - en Corée, avec des fortunes diverses, dont ils me font part, mais qu'un minimum de discrétion m'interdit de détailler ici.
Le bouquet final du week-end,... de mon séjour coréen,... et de l'hiver séoulite aura été cet étrange spectacle de l'incendie au pied de la Tour Jongno, contemplé depuis le parvis du pavillon Bosingak, à deux pas du restaurant poulet-bière de circonstance choisi pour finir la soirée à la coréenne.
Arrivé à la maison lundi soir grâce au taxi de Young-Ok, celle-ci résonne encore des airs de Chopin que Hye-Jin avait joués toute les nuits... C'était son Seollal en France !
PS : quelques photos devraient bientôt s'intégrer à cette page.
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Bernard
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11 janvier 2013
한국어 - français
Demain matin je dois rencontrer Soyeon à Dijon.
Elle avait questionné Sun-Ju : qui, parmi les Français d'ici, pourrait l'aider à travailler son français ?
Comme bien souvent, la demande m'a été répercutée.
Pour mémoire, voici quelques-unes de ces péripéties :
- Gee-Eun, la première, pour relire et corriger sa thèse de doctorat en philosophie ; ça avait nécessité plus de trois ans de travail acharné ; pendant ces années la Corée n'était plus qu'à un quart d'heure de vélo de Velars-sur-Ouche.
- Young-Ok, même objectif ; six mois ont suffi car son mari Jean-Luc avait bien avancé le travail. Depuis, la Corée s'est encore rapprochée de chez moi.
- Keum-Ju, c'était pour son mémoire de Master il y a cinq ou six ans quand elle et son mari Nori vivaient leur première année de mariage en Bourgogne. J'ai hâte de les revoir une fois de plus à Paris, leur laisser me raconter leur évolution professionnelle, et essayer mes bribes de coréen avec leurs enfants Gabriel et Raphaëlle (cf aussi un peu plus haut dans ce blog).
Puis, les échanges ont pris une autre forme : des répétitions en langue française auprès des étudiantes coréennes inscrites en FLE à l'Université de Bourgogne en amont de formations qualifiantes dans le domaine vini-viticole, les beaux-arts, l'architecture, le design, certaines visant même l'interprétariat.
Vous le constatez, ces contacts sont uniquement féminins... à la seule exception de KOH Young-Joon, le musicien, qui continue à me solliciter depuis Montréal pour des réécritures de lettres de motivation ou autre candidature.
Il y a deux ans c'étaient, entre autres :
- KIM Heebae, YU Eunhye, LEE Mira. Les rencontres hebdomadaires avaient lieu à la Résidence des étudiants étrangers de Dijon. Après leur retour au pays, l'aide au français a continué par mails ; nous nous sommes aussi retrouvés à Séoul. C'est une grande fierté, me disent-elles, de converser en français au milieu de leurs copines...
Et Mira avait pu mettre en pratique ses nouvelles capacités linguistiques en assurant la communication entre l'administration coréenne et la délégation des sportifs français aux "Mondiaux de Daegu 2011". Je l'avais revue le printemps dernier à Séoul, et elle m'a rendu visite ici avec sa famille dans l'été ; elle vient de solliciter un coup de pouce pour se faire engager comme interprète sur la desserte coréenne d'Air France. Eunhye est de nouveau en France, inscrite dans une Faculté parisienne pour quelques mois...
- LEE Chantal-Hyejin (cf quelques pages plus haut). C'est mon bonheur de travailler avec elle : de chez elle à Paris une à deux heures quotidiennes par téléphone ou Skype ; ici quand elle a des vacances, en émaillant les "cours" d'échanges culinaires, de balades à vélo - jusqu'au Château Lamartine d'Urcy -, de shopping, de cinéma, d'escapades à la forêt, de fêtes chez Young-Ok, de longues heures de confidences, et de quelques piqûres de rappel du coréen que j'oublie trop vite... Je reste émerveillé de ses progrès en français : même si son accent trahit une langue apprise après sa langue maternelle et après l'anglais, elle pourrait en remontrer à nombre des nôtres nés dans la langue de Molière.
Demain donc, après nous être accordés par téléphone et SMS - occasion pour moi de jauger déjà l'ampleur du chantier - je fais la connaissance de KIM Soyeon. Je la mettrai à l'aise, je m'attacherai à répondre au plus juste à sa demande et à ses besoins en français, et lui ferai comprendre que je n'attends en retour de sa part qu'un peu de "coréanité".
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Bernard
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11:31 AM
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19 août 2012
Plaisirs coréens 2012
| Avec fils et belle-fille, au sommet de Gadokdo. A l'horizon, c'est Namhae-Do. |
| Les azalées, depuis le temps que la poésie coréenne les magnifie, je voulais les voir... histoire aussi de renouer mystérieusement avec Hyun-Ju |
| Lui, c'est le Roi de la gouge et du maillet - un collègue en somme - à Hahoé Maeul. Il sculpte pour les grands de ce monde : Elisabeth II d'Angleterre, George Bush P&F... moi-même !!! |
| Je lui ai acheté ce masque. Destination la forêt pour en chasser mes diaboliques cousins ! |
| Sauf l'irrespect pour ces manifestations chamaniques, ça a bien fait rire Yukyoung et sa mère. |
| En redescendant des hauteurs de Haeundae-Gu, avec la maman de Yuna-Yukyoung. Je ne montre pas de photos de Yukyoung tant qu'elle n'est pas tout à fait rétablie. |
| Quelques minutes après, il fallait bien nous séparer... Elle pleurait, pleurait, pleurait. Je reviendrai ! |
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14 mars 2012
Chantal
Bernard Hugueny, le 11 mars (Il y a 3 jours)
à 이혜진
Bonjour Hye-Jin,
J'espère que tu vas bien... que tu trouves la paix entre plusieurs appartements... et le temps de visiter Paris.
Je trouve que le prénom "Chantal" te conviendrait bien.
Voici un site où tu trouveras l'histoire de la personne appelée plus tard Sainte Chantal (exactement "Jeanne-Françoise Frémyot, baronne de Rabutin de Chantal").
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeanne_de_Chantal
Le nom Chantal était auparavant le nom d'une famille française noble de la fin du Moyen-Age.
Après elle, reconnue comme Sainte par l'Eglise catholique, c'est devenu un prénom dont la fête est fixée maintenant au 12 août chaque année.
Ma plus jeune soeur s'appelait Chantal. Elle était ma filleule. Elle est décédée.
J'avais une jeune élève prénommée Chantal qui m'aimait beaucoup, et je l'aimais aussi beaucoup. Je sais qu'elle est devenue médecin. Et puis je l'ai perdue de vue...
Ca me plairait d'avoir à nouveau une Chantal dans mes relations.
Mais c'est à toi que le prénom doit plaire en premier !
Jeudi matin je pars pour la Corée.
Avec du souci au sujet de Yukyoung.
Et beaucoup d'autres personnes à revoir.
Nous nous reverrons en mai, j'espère.
Bise.
Bernard H
à moi
Bernard
Bonjour Bernard, Comment va-tu?
Je vais bien, mais je me inquiète encore pour le logement...
je pense que je dois partir d'ici le mois prochain.
je ne savais pas que les charges et l'électricité n'étaient pas compris...
en plus l'état de studio, c'est nul.
Tu sais quoi? J'aime vraiment mon prénom "Chantal" que tu as appelé!!
et maintenant j'aime plus après j'ai vu ton e-mail ^^
Chantal, chantal, chantal..
Tu pars jeudi matin? J'espère que tu fais bon voyage
et aussi j'espère que nous nous reverrons très vite!!
Je t'embrasse
Chantal(^^)
PS : Fais Yukyung rire beaucoup quand tu la vois
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Bernard
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9:57 AM
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18 décembre 2011
Yukyoung
" No, I'm not! But she is! "... me répondait Yuna quand je lui disais qu'elle-même était "pretty girl".
Toujours un peu de dépit ou de jalousie entre les deux soeurs. Normal.
Mais elles sont charmantes.
Aujourd'hui me reviennent mille souvenirs de Yukyoung. En voici quelques-uns :
Folies balnéaires à Haeundae à l'été 2003. Yuna, Samuel et Hyun-Ju en étaient, et aussi Monyang, son boyfriend à l'époque, qu'elle s'apprêtait à présenter à ses parents.
Fin décembre de la même année, en vacances ici à Velars-sur-Ouche de son séjour linguistique londonien, au retour d'une virée à deux jusqu'à Saint-Etienne où elle voulait rencontrer une amie à elle ; elle avait laissé à la forêt ce petit mot que vous trouvez en exergue du message "숲에 가요" du 5 avril 2008.
L'histoire amères de ses boucles d'oreilles offertes en souvenir de ces journées de bonheur... le mot d'accompagnement mal traduit en coréen qui avait semé la crainte dans son coeur de jeune fille, et déclenché la colère de Yuna.
Les courriers qui ont remis tout ça au net. Et l'affection revenue. Ces diamants, elle les porte depuis avec plaisir. Ainsi, la photo faite à 노고단 il y a deux ans, que vous trouvez un peu plus haut... son sourire m'accueille chaque fois que j'allume mon ordinateur.
Ses visites à Hadong qui se terminaient toujours par une discussion vive avec sa mère et avec son père.
La balade au site des dinosaures "상족암공원" près de 고성. Nous étions si heureux tous les quatre ce dimanche-là.
Au tournant de chaque année, elle m'invite à son mariage avant la fin de l'année qui vient.
- Avec qui ? je demande à chaque fois.
- Je ne sais pas, mais je me marie ! Tu viendras ? Promis ?
- Oui, of course !... Et je sens s'installer la crainte mal camouflée d'un destin de célibataire.
L'an dernier à Haeundae, pimpante comme une jeune première, soucieuse de sa ligne, et moi très fier à son côté. "C'est comme si on s'était vu hier ! " disait-elle. Et j'approuvais.
Au mariage de Benoît, elle était là avec sa mère, nous trois sur notre trente-et-un, nous avions déjeuné ensemble, et le soir encore dîné avec Samuel.
Aussi, sa recherche spirituelle du côté du monde chrétien, dont j'ai précédemment parlé plus haut... comme Yuna chez les Evangéliques.
Mais depuis deux mois elle ne donne plus signe de vie, elle n'écrit plus rien sur Facebook, elle ne répond plus, elle ne m'appelle plus au téléphone, j'ai des craintes...
Je viens d'apprendre qu'elle est atteinte d'une grave affection, qui la mine.
Priez pour elle, pour ses parents et pour sa soeur !
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Bernard
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5:46 PM
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16 juillet 2011
Yuna
7 juillet 2011, à l'heure du café après le déjeuner
juste avant de repartir pour la gare de St Pancras,
tous les deux, à pied, bravant la pluie, comme il y a neuf ans à Seomyeon.
C'est au restaurant Jindalle, près de Picadilly Circus,
tu sais que j'aime bien y aller,
c'est coréen, c'est un peu cher, mais c'est calme,
nous pouvons parler... comme au soir de ton baptême,
c'est la seule photo que j'ai faite cette fois-ci,
tu portes la croix en or avec ses petits diamants
qu'alors je t'avais offerte.
Nous avons revu le film de ces trois jours,
les moments difficiles :
mes doutes sur le réalisme de ton projet,
quel emploi, même avec la certification ACCA ?
et ta mère qui s'épuise à Hadong,
le délire spiritiste trois heures durant dans ton église évangélique...
puis, tu avais pris ma main à nouveau, j'avais pris la tienne,
les moments heureux :
le Garbi Tang de Raynes Park,
les enfants de Wimbledon,
"cinq enfants" que tu voudrais avoir,
ne tarde plus, Yuna, les années sont là,
la crème miracle pour soigner mes mains abîmées au bois,
ton sourire sans retenue
quand je t'ai promis de t'offrir une visite à tes parents.
Mes mots sont faibles,
la vie transcende images, paroles et souvenirs.
Lecteur étonné, peut-être estimes-tu que j'en dis trop,
que ce message devrait être le dernier de Coréemonamie...
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Bernard
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02 juillet 2011
Les Dokdo Racers
Etudiants coréens de 20 à 25 ans.
Partis de Séoul le 25 février 2011, pour les Amériques, puis l'Europe, et retour prévu chez eux le 27 août par l'Asie Centrale et la Chine.
Leur but : faire connaître Dokdo comme une perle coréenne en "Mer de l'Est"...
... mais encore :
"We hope to share our ideas toward Dokdo and world peace with people all over the world. Just by speaking of peace and harmony, a whole new history could be written".
Ils se sont arrêtés quelques jours à Dijon, sur un programme concerté avec Sun-Ju et Alice.
Leur moyen d'accrocher le public c'est le "Samulnori", classique de tous les festivals populaires en Corée.
Mais c'est surtout leur extême attention à leur hôtes qui leur ouvre les portes et les conduit à leurs tables.
A la fin du dîner,
KIM Ji-Ye s'est discrètement écartée,
elle a revêtu son Hanbok de concert,
j'ai installé un tapis,
elle m'a offert un récital,
une heure au Gayageum.
Outre les airs traditionnels coréens construits sur des arpèges qui surprennent l'oreille occidentale, je lui ai demandé si elle pouvait jouer au Gayageum une chanson de chez nous. Elle a aussitôt interprété "Non, rien de rien" d'Edith Piaf. Avec une justesse des tons qui m'a impressionné, quand on voit comment est fabriquée la hauteur des sons sur son instrument. Bravo !
Merci.
Je pensais à Song-Ja.
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Bernard
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26 juin 2011
결혼 합니다
La veille Benoît me disait qu'il réalisait seulement maintenant que sa vie prenait un tour nouveau : désormais ils sont deux... puis, combien ? ... aux yeux bridés à 100% !
En fait, la Loi coréenne me semble être exactement la même que la Loi islamique issue du Coran sur la question de la filiation : l'adoption plénière n'y existe pas, la filiation biologique est intangible, seule existe une sorte de parrainage ou de prise en charge nourricière (temporaire ? ), le nom ne se transmet que par filiation biologique.
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Bernard
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01 janvier 2011
Jack 신부님이 영면하셨습니다
Jack (petit nom pour John) Trisolini n'est plus, depuis quelques semaines. Un de ses collègues vient de m'en avertir. Le 26 octobre je l'avais revu à Séoul. Comme chaque année, il s'était réjoui de ma visite. Nous avions pu échanger assez longuement. Il s'était enquis des nouvelles de mes trois fils et de Yuna - le mariage prochain de Benoît le captivait, il partageait mon souci de savoir Yuna embarquée dans une "église" évangélique, il m'avait expliqué la localisation exacte du "Saint Ex" et de "La Cigale" à Itaewon là où Damien travaille, il avait été enchanté de savoir le prochain passage de Samuel au M.I.T. - et aussi des anciens amis de Sainte-Foy-lès-Lyon, notamment de Geneviève Mauchamp et des Lacroix ; on s'était aussi rappelé Jean Tillol et Louis Albout. Sa maladie lui laissait un peu de répit. Comme s'il allait d'année en année vers une miraculeuse guérison. Le déjeuner avec ses collègues de la "Commission Pastorale Ouvrière" dans leurs locaux du quartier de Bomun avait été très joyeux. J'avais sorti le meilleur de mon vocabulaire coréen pour remercier et féliciter leur Adjumeoni-cuisinière ! ça avait plu à Jack. Il y a quelques mois un journal de Séoul (je ne sais plus lequel, ça doit se trouver sur Google) avait publié un long article à son sujet, saluant cette vie vouée aux faibles, aux blessés de la société, aux déshérités, en particulier les jeunes, à ceux qui souffrent dans la société coréenne dont les moins de quarante ans aujourd'hui ne peuvent imaginer ce qu'était la misère populaire durant les années de fer.
Le Don Bosco Youth Center, structure d'accueil et de formation professionnelle pour les jeunes en difficulté, dans le quartier de Yeongdeungpo, c'était son oeuvre des années 70 et 80, c'était là qu'il nous avait reçus en août 1973. Cette structure aujourd'hui n'existe plus, les lieux ont fait place à d'autres investissements immobiliers plus lucratifs, selon le choix d'autres ecclésiastiques, décision douloureuse pour Jack ! Ces dernières années, il s'appliquait notamment à aider des femmes d'origine étrangère à se relever de situations matrimoniales dégradantes.
Chaque année un peu avant Noël il adressait à ses connaissances partout dans le monde une page nous informant de son activité... et, discrètement, des hauts et des bas de sa santé... Dans Google, tapez : John Trisolini, et vous trouverez mille informations en coréen, en anglais, en français. Pour ma part, je lui dois beaucoup : D'abord, il est la figure emblématique d'un authentique acteur du message évangélique, cinquante ans sans faiblir (malgré une poliomyélite contractée en Corée à vingt ans, puis un cancer à soixante-cinq ans) au service de toutes ces personnes en Corée vers qui son engagement religieux l'avait conduit ; ceci m'interroge pour les années qui me sont encore données à vivre ; il a été une preuve de la force et de la vérité de ce message. Ensuite, c'est lui qui m'avait introduit à ce pays fascinant dont sont natifs mes enfants, et où se sont développées des amitiés merveilleuses ! C'est un rendez-vous désormais rayé de mon agenda, mais c'est une invitation à vivre toutes ces rencontres au maximum. Jack, merci, et Paix à ton âme !
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Bernard
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19 décembre 2010
LACorée, échanges entre Corée et France
LACorée, c'est ce club organisé en "Association Culturelle" composé
- de Coréens vivant autour de Dijon plus ou moins temporairement, comme Sun-Ju, première Présidente, et désormais Présidente et cheville ouvrière de l'Ecole Coréenne de Dijon et d'ailleurs,
- de Français nés Coréens, comme Alice, nouvelle Présidente depuis quelques mois, débordante d'énergie, comme Jean-Michel retourné à ses racines à Séoul, mais revenu ici pour Noël, comme Tiphaine, Jérémie lui aussi retourné tenter sa chance à Séoul...
- de sympathisants, d'étudiants désireux d'élargir leur bagage aux richesses de ce pays fascinant, comme Maud, Edouard, Caroline, l'autre Caroline, Louise, Audrey, Joël et Emilie, Marie-Chloé actuellement à Séoul...
Le mois dernier Monsieur 박 호, actuel Consul de Corée, était déjà venu nous rencontrer en Bourgogne. Comme l'avaient fait ses prédécesseurs depuis quatre ans.
Touché par notre intérêt pour son pays, par les liens qui s'y sont créés et ne cessent de s'y multiplier, et même admiratif de ce que cette humble Association de Province parvient à mettre en oeuvre, reconnaissant - c'était son toast déclenchant le 건배 d'hier midi -, et désireux d'aider à développer tout ça, il a tenu à nous recevoir à table dans un restaurant coréen parisien au nom de l'Ambassade.
Ce message de ma part est aussi destiné à lui dire mon émotion à la sympathie qu'il m'a témoignée.
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Bernard
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1:55 PM
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09 novembre 2010
Toussaint en Corée
Le temps d'une soirée, j'ai oublié avoir traversé la planète.
Et ils m'ont reconduit jusqu'au pied de mon hôtel à Myeong-Dong.
Voyez leurs blogs "jm-en-coree" et "vadrouilleencoree".
Là, je n'ai pas pu résister à faire la photo : abandonner le téléphone portable pour son tricot, à dix-sept ans, ça force mon admiration : ces jeunes ne sont pas tous perdus ! A droite c'est la soeur aînée. C'était l'occasion de discuter avec elle. Elle m'a ensuite aidé à préciser avec Yukyoung le lieu de rendez-vous que nous nous étions fixé à Haeundae.
Dans un restaurant spécialisé pour les rencontres familiales solennelles.
Menu coréen cette fois-ci, évidemment, surabondant et délicieux autour d'un superbe assortiment de poissons crus, autres beignets de fruits de mer, et bulgogi, et kimpaps riches... dont Orphée n'aura mangé qu'un bol de riz ! "Si c'est rouge, disait-il, c'est soit trop saignant, soit de la tomate - mais la cuisine coréenne ne l'utilise pas -, soit du piment, alors je ne peux pas en manger."
Au menu des échanges sérieux, après les informations réciproques sur la composition des familles, les activités professionnelles, manière de repérer une certaine concordance des situations sociales,...
D'ici là je reverrai Benoît et Eun-Jin au moment du prochain Seollal. Il souhaite lui faire découvrir un peu de son pays.
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Bernard
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4:24 PM
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15 septembre 2010
Mystère ! 왜요?
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Bernard
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8:18 AM
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